Les autorités américaines viennent en effet d’engager des poursuites judiciaires contre des traders ayant collaboré avec des pirates ukrainiens pour mettre la main sur des données sensibles de Boeing, de HP, de Netfix et d’autres grandes entreprises américaines.

100 millions de dollars raison de créer une alliance entre traders et hackers

Nous tenons désormais une autre raison de croire que le Film « le Loup de Wall Street » est tiré d’un fait réel. Les autorités américaines viennent en effet d’engager des poursuites judiciaires contre des traders ayant collaboré avec des pirates ukrainiens pour mettre la main sur des données sensibles de Boeing, de HP, de Netfix et d’autres grandes entreprises américaines.

C’est la durée au cours de laquelle les deux parties ont travaillé ensemble pour se partager un pactole estimé à 100 millions de dollars sans que leurs manœuvres aient été découvertes.

5 ans

C’est la durée au cours de laquelle les deux parties ont travaillé ensemble pour se partager un pactole estimé à 100 millions de dollars sans que leurs manœuvres aient été découvertes. Mais chaque chose a une fin. Chacun devra ainsi s’attendre à recevoir un châtiment correspondant à son acte. L’une des parties est constituée de deux pirates ukrainiens ayant 23 et 27 ans. La seconde est formée d’une trentaine de Traders dont les fonds parisiens Omega 26 et Guibor, d’après le Securities and Exchange Commission (SEC). Le gendarme de la bourse n’a pas manqué de catégoriser ces actes de « fraude internationale ». Ceux-ci seront donc lourds de conséquences pour les accusés.

Les faits sont datés du février 2010 à mai 2015. Durant cette période, les pirates ukrainiens se chargent de trouver des informations concernant des entreprises mises sur une liste par les traders. Business Wire, PR Newswir et Marketwired étaient les premières victimes, en se faisant voler des données sensibles concernant les résultats, les investissements ou les fusion-acquisitions de diverses sociétés. De quoi exercer une mainmise sur le secteur.

L’une des parties est constituée de deux pirates ukrainiens ayant 23 et 27 ans.

Sans précédent

Le SEC affilie cette alliance au délit d’initiés 2.0. Aucune des informations volées ne filtre en effet avant sa transmission à l’ensemble des investisseurs. Ces derniers obtiennent ainsi la même chance pour parier sur tel ou tel actif lié aux sociétés visées. Pas étonnant donc si la présidente de la SEC Mary Jo White n’a pas hésité de qualifier ce deal de « plan international sans précédent ». Les noms des entreprises touchées ne font que confirmer ces propos : Hawlett Packard, Smith &Wesson, Honeywell, Boeing, Netflix, DuPont, Carterpillar, Bank Of America, Delta Airlines et Ford. Les traders ont toujours su faire preuve de minutie, ne demandant que des informations précises aux pirates. Ces derniers se chargent par la suite de la recherche en accédant, à leur façon, au système informatique de Business Wire, PR Newswir et Marketwired. Ils étaient parvenus, en cachant leur identité avec des serveurs proxy à mettre la main sur quelques 150 000 informations.

Le SEC affilie cette alliance au délit d’initiés 2.0. Aucune des informations volées ne filtre en effet avant sa transmission à l’ensemble des investisseurs.

Les jeunes Ukrainiens comme cerveau

Les hackers ukrainiens, cerveaux de l’opération,  font actuellement partie des neuf individus inculpés par le District du New-Jersey et de Brooklyn du département de la justice, en ayant encaissé d’une manière douteuse 30 millions de dollars. L’arrestation des 5 de ces personnes inculpées a eu lieu le mardi 11 août dernier à New-York, en Pennsylvanie et en Georgie. Celle des traders pourra être plus difficile. Seuls treize habitent en effet les États-Unis. Les 17 autres sont repartis entre l’Ukraine, la Russie, les Bahamas, les îles Caïmans, Chypre et Malte.

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