Une coopération développant davantage les programmes malveillants

Les attaques numériques ne cessent d’évoluer. Récemment, les chercheurs ont annoncé la coopération à distance de plusieurs cybercriminels. L’objectif reste le même : développer des logiciels malveillants afin de mener à bien les cyberattaques.

Une coopération développant davantage les programmes malveillants

Un échange de techniques à distance est-il possible ?

Oui, si l’on croit les dires de l’équipe de Kaspersky. En effet, l’étude réalisée par ces spécialistes a révélé que des pirates du Brésil et de la Russie ont réussi à collaborer afin de concevoir des outils malveillants. Comment ont-ils fait pour échanger des méthodes vu que l’écart entre ces deux pays est d’environ 10 000 km ? Les experts de ce domaine répondent à cette question. D’après eux, les cybercriminels du Brésil et de la Russie coopèrent grâce à des Forums. Ces derniers sont des plateformes servant à acheter et à vendre des programmes malveillants. Les membres peuvent également demander conseil pour le développement d’un tel outil.

Des exemples qui prouvent que la coopération existe vraiment

Pour prouver leurs dires, les responsables de Kaspersky ont fait parvenir quelques exemples, dont le cas de Doisti74. Il s’agit d’une personne qui a posté des messages sur une discussion secrète russe. L’individu cherche à acheter des « charges » brésiliennes lui permettant d’installer des outils malveillants sur un ordinateur. Cette même personne a également posté sur des forums souterrains brésiliens se rapportant à la cybercriminalité. Les échanges de méthodes sont aussi vérifiés suite à l’analyse de « Crishi ». Il s’agit d’un cheval de Troie, réalisé en Russie. Quelques mois plus tard, des pirates brésiliens ont adopté le même code pour perfectionner Boleto.

Boleto : un programme qui devient de plus en plus perfectionné

Depuis quelque temps, le Boleto a attiré l’attention de plusieurs chercheurs. Rappelons que ce programme a permis aux criminels de dérober environ 4 milliards de dollars en seulement 2 ans. En effet, ce virus bancaire brésilien devient de plus en plus complexe et difficile à cerner. Cela est possible grâce à l’utilisation d’algorithme plus sophistiqué, de provenance russe. Cependant, il faut savoir que la collaboration fonctionne dans les deux sens. Les pirates brésiliens aident également les Russes. A preuve, les Russes utilisent également les scripts brésiliens permettant de dérober des informations.

La solution, selon l’expert de Kaspersky

Les experts estiment que la collaboration entre les pirates de ces deux pays ne fait que débuter. Dans un avenir proche, on assistera sans doute à la naissance de nombreux autres virus. C’est la raison pour laquelle, il faut à tout prix trouver des solutions efficaces. Thiago Marque, un professionnel de chez Kaspersky, a donné son avis sur la question. D’après lui, la coopération entre les experts en sécurité et l’autorité peut en venir à bout de la criminalité numérique. Il propose donc l’ouverture d’une enquête internationale portant sur ce secteur. Il pense que les frontières ne doivent pas exister si l’on désire vaincre la cybercriminalité. Quoi qu’il en soit, espérant que l’autorité compétente trouve un moyen de contrattaquer les pirates. De cette manière, les logiciels comme Boleto seront facilement évités, détectés et supprimés.

 

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