La neuvième Journée mondiale de la protection des données personnelles s’est déroulée le 28 janvier dernier.

Comment se protéger sur le net ?

La neuvième Journée mondiale de la protection des données personnelles s’est déroulée le 28 janvier dernier. Elle a été l’occasion de sensibiliser les internautes aux risques du vol de données, mais a surtout permis de faire la lumière sur quelques gestes permettant une navigation web sécurisée.

 Tout ce qui se passe sur le net est connu, depuis les sites visités jusqu’aux fichiers téléchargés.

Navigation privée et discrétion

Tout ce qui se passe sur le net est connu, depuis les sites visités jusqu’aux fichiers téléchargés. Le FAI, l’administrateur réseau et les personnes partageant le poste utilisé ne sont qu’une partie des personnes ayant accès à l’historique de navigation de l’internaute. Le mode de Navigation privée disponible sur la plupart des navigateurs web permet pourtant de préserver son intimité : ni cookies, ni historique ne sont conservés. Or, peu de personnes pensent réellement à s’en servir et ces dernières pensent de la même manière utiliser d’autres comptes ou pseudo pour leurs échanges sur le net. Il suffit pourtant qu’une faille se produise sur le compte de messagerie courant pour que toutes les informations qu’il contient soient dévoilées. La solution : différencier la messagerie personnelle des autres comptes.

 Le FAI, l’administrateur réseau et les personnes partageant le poste utilisé ne sont qu’une partie des personnes ayant accès à l’historique de navigation de l’internaute.

Mot de passe et spam

Les mots de passe simplistes ou identiques d’un compte à l’autre représentent également un danger sur le web. Il suffit de connaître l’identifiant d’une personne pour avoir accès à tous ses comptes, notamment lorsqu’on se rend compte que les mots de passe les plus utilisés sont 12345 ou azerty. Les professionnels recommandent ainsi d’associer chiffres, lettres et caractères spéciaux pour un mot de passe sécurisé. Naturellement, les codes devront être différents pour chaque compte. Pour ce qui est du spam, il est conseillé de signaler tous messages indésirables et non sollicités afin de prévenir les abus. L’association Signal Spam a d’ailleurs mis en place un outil allant dans ce sens.

Réseaux sociaux et objets connectés

Âge, sexe, profession, situation matrimoniale et bien d’autres informations sont partagées sur les réseaux sociaux. S’il s’agit d’une procédure normale pour l’utilisateur lambda, cette démarche fournit toutefois une importante base de données aux publicitaires. Il ne faut pas oublier que la gratuité des réseaux sociaux n’est possible que grâce aux publicitésreprésentant la quasi-totalité de leurs revenus. Il faut donc penser à ne pas divulguer toutes ses informations sur le net pour éviter les messages intempestifs. Le mieux reste dans tous les casde garder son profil privé. De la même manière, il est nécessaire de limiter les données partagées par les objets connectés utilisés au quotidien. Ces données peuvent en effet servir à la diffusion de publicités ciblées.

 Les mots de passe simplistes ou identiques d’un compte à l’autre représentent également un danger sur le web.

Droit à l’oubli

Enfin, si l’on souhaite faire disparaître du contenu portant préjudice ou pouvant nuire à la réputation web, il existe une solution dite Droit à l’oubli décidée par la Cour de justice de l’Union européenne. Le fonctionnement du Droit à l’oubli est relativement simple puisqu’il suffit de demander à l’exploitant d’un moteur de recherche de supprimer le lien menant vers l’article incriminé. Ce dernier ne sera pas supprimé de la Toile, mais il sera plus difficile à trouver et n’apparaîtra plus dans les résultats de recherche

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