Lanceur d’alerte : le bon côté du piratage informatique

Les lanceurs d’alertes sont des hors la loi et ils doivent être sévèrement punis. C’est ce que pense le gouvernement Américain de Snowden. Il ne sera donc jamais gracié. Et ce, même si de hautes personnalités exercent leur pression sur la maison blanche pour qu’elle choisisse cette résolution.

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De nouvelles alertes ont été lancées

Menacé de 30 ans de réclusion ferme, le patriarche des lanceurs d’alerte, Edward Snowden continue son tour du monde en cavale. Du côté de la maison blanche, le gouvernement maintien sa sanction contre l’ex informaticien de la CIA malgré la pression exercée par plusieurs personnalités. Pourtant, peu de  temps après, une nouvelle alerte anonyme a révélé l’existence d’une importante évasion fiscale de plusieurs sociétés privées multinationales au Bahamas. En total, le bahamasleaks concerne 175.000 structures offshores appartenant à des personnalités étatiques et célébrités. Ce n’est pas tout, il y a quelques temps, Nederland Greenpeace a publié un document top secret relatif à l’accord sur le commerce des services ACS et TISA. Celui-ci rapporte le caractère anti démocratique de l’échange. Au même titre que celles de Snowden, ces alertes ont été lancées dans l’intérêt général.

Les lanceurs d’alerte doivent protéger leur identité

Si Edward Snowden a réussi à fuir la condamnation de la justice américaine, les autres lanceurs n’ont pas pu y parvenir, à l’image de Chelsea Manning, celle qui a transféré des documents classés secrets défenses à Wikileaks, puis qualifiée de taupe. Prise en cavale,la soldate est actuellement incarcérée à la prison de Fort Lavenworth à Kansas City. On peut également citer Julian Assange, le célèbre cyber militant australien qui est enfermé depuis 4 ans dans l’ambassade Equatorienne en Angleterre ; ou encore Antoine Deltour et Raphaël halet, qui purgent une peine de 12 mois avec sursis accompagnée d’une amende de 1500 €.

Lanceurs d’alerte : à l’épreuve des répressions

Malgré les menaces et les châtiments infligés aux lanceurs d’alerte, ils continuent de divulguer les injustices opérées par les gouvernements et les personnalités proches des pouvoirs administratifs. Ils intensifient même leur lutte en utilisant des méthodes de plus en plus raffinées pour cacher leur identité. En témoigne l’habileté avec laquelle l’auteur de Panama leaks a démontré pour dissimuler son profil. Un jour, ces lanceurs d’alerte pourront même trouver un moyen de franchir la barrière de surveillance et commenter leur révélation. Chaque nouvelle alerte qui se crée démontre l’inefficacité des répressions lancées par les autorités.

Faut-il poursuivre les lanceurs d’alerte ?

Dans la plupart des cas, ces gens sont animés par la soif de justice et combattent au nom du droit à l’information. Il faut aussi avouer que les documents qu’ils rendent public sont authentiques. De ce fait, ils doivent être les alliés de tous ceux qui protègent la démocratie, notamment l’Etat. En choisissant le camp adverse, ce dernier donne une raison de douter de son intégrité. L’Etat ne devrait plus se servir de la sécurité publique comme prétexte s’il n’arrive pas à démontrer que les alertes compromettent la sécurité des personnes concernées. En revanche, il aura gain de cause en cessant de défendre les minorités privilégiées.

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