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Les entreprises suisses sceptiques quant à la sécurité du Cloud

Les entreprises suisses s’interrogent sur la sécurité réelle des données sur le nuage. La plupart d’entre elles doutent en effet de la fiabilité du dispositif.

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La moitié des entreprises suisses ne font pas confiance au Cloud

Comme en Autriche et en Allemagne, les responsables informatiques suisses hésitent à passer le cap des données en ligne. Leurs entreprises n’ont pas adopté le Cloud pour des raisons de sécurité. Selon une enquête de Barracuda Networks, l’utilisation du nuage est en revanche plus répandue en Italie et en Espagne bien que ce soit surtout les PME qui adoptent cette solution. Le quart des entreprises suisses, autrichiennes et allemandes n’ont pas recours au Cloud. La crainte de dématérialiser les informations confidentielles concerne en effet 51 % des sociétés suisses et près de 54 % des sociétés autrichiennes. Elle ne concerne pourtant que 10 % des entreprises espagnoles et 15 % de celles britanniques.

Ces dernières justifient leur utilisation du Cloud par la faiblesse des coûts ainsi que la facilité d’utilisation. Elles bénéficient d’une solution rapide et facile à mettre en œuvre pour le stockage de leurs données confidentielles. Dans le cadre de l’enquête menée par Barracuda Networks, 58 % des entreprises interrogées justifient en effet l’adoption du nuage par son coût abordable. 40 % ont mis en avant sa souplesse ainsi que sa capacité à évoluer en fonction des besoins de l’entreprise. Pour les sociétés suisses, le Cloud rime cependant avec risque quant à la sécurité des données dématérialisées, problème de conformité et perte de contrôle des informations. Le scepticisme vis-à-vis du nuage serait donc bel et bien réel auprès des entreprises helvétiques.

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Le Cloud utilisé pour l’échange et le stockage de données

Près de six informaticiens sur dix interrogés pensent que les données personnelles de leur entreprise ne sont pas plus en sécurité en dehors du Cloud. Ils ne sont que 27 % à redouter l’exfiltration d’informations sur le nuage et encore moins à craindre le piratage de leurs serveurs internes. 38 % des participants à l’enquête utilisent le Cloud pour l’échange de données tandis que 34 % l’utilisent pour la messagerie ainsi que le stockage des informations confidentielles. Il s’avère par ailleurs que les responsables de la sécurité informatique ne redoutent pas seulement les pirates, mais également les services secrets qui analysent les données personnelles et professionnelles en ligne comme l’a révélé le scandale de la NSA.

Les informaticiens ne se contentent pour autant pas d’utiliser passivement le nuage puisque plus de la moitié d’entre eux prévoient la mise en œuvre de solution de protection de leur réseau. Ils envisagent également de renforcer la sécurité de leurs données en ligne et ne sont que 18 % à ne prévoir aucune disposition particulière. Les banques envisagent même la mise en œuvre de mesures de sécurité spéciales pour protéger leurs données. Il s’avère ainsi  que les entreprises européennes réagissent différemment face aux risques du Cloud public. Dans tous les cas, le département informatique suggère souvent l’utilisation des solutions de Cloud public au détriment des services concernés qui recommandent pourtant également l’acquisition de ces solutions.

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