La disparition des mots de passe : solution pour la fin des piratages ?

De nos jours, le piratage est un véritable fléau et les hackers ne cessent d’améliorer leurs techniques pour s’immiscer dans les systèmes informatiques. Même si les habitudes tendent à aller vers une protection avec un mot de passe fort (mélange de chiffres, lettres et symboles), cela ne garde pas les entreprises loin du danger. Dans cette optique les entreprises avancent vers un nouveau mode de protection de données.

Des couches de sécurité de plus en plus sophistiquées

Avec la technologie moderne qui ne cesse d’évoluer, les entreprises ne s’arrêtent plus au simple mot de passe, elles vont bien plus loin pour protéger leurs données. En effet, elles déploient aujourd’hui une double identification, car après avoir entré le mot de passe, un logiciel demande à l’utilisateur de fournir un code à rentrer sur le terminal pour confirmer son identité. Toutefois, ce second procédé aide sans doute à mieux protéger les données, mais n’assure pas que les hackers ne puissent plus agir. Les techniques de phishing et de ransomware fonctionnent toujours, surtout pour ceux qui n’ont pas de double couche de protection, et c’est ce pourquoi la sécurisation du réseau au-delà des points d’accès doit être mis en pratique. Avec la menace réelle que représentent aujourd’hui les vols de données, il est primordial pour les entreprises de redoubler de vigilance et ne permettre aux employés que d’accéder aux données qui leurs sont utiles dans la réalisation de leurs tâches quotidiennes. En effet, actuellement, les employés représentent le plus grand risque pour les entreprises du fait de la surveillance insuffisante, des privilèges et activités sur les réseaux sociaux qui leur sont accordés.

Des failles qui se retrouvent un peu partout

Contrairement à ce que l’on tend à croire, les failles ne sont pas uniquement dues aux personnes qui se font directement piéger. Il est aussi possible que les personnes malveillantes s’introduisent dans le réseau informatique des sociétés via le cloud, les applications ou encore la supply chain. Ainsi, au-delà de la double couche de protection, il faudrait retirer les droits administrateurs locaux aux points d’accès, éliminer les identifiants codés en dur ou gérer et protéger les mots de passe dans des coffres-forts numériques sans oublier d’effectuer la surveillance et l’enregistrement des comptes et activités sensibles. La meilleure protection serait alors de se fier aux machines learning qui sont capables de traiter et analyser les données efficacement et rapidement contre les hackers. Cette technologie, qui évolue automatiquement, évalue les risques et offre une meilleure visibilité sur la vulnérabilité des données et empêche qu’elles soient compromises. En effet, les algorithmes qu’elles produisent permettent en quelques secondes seulement de déterminer si une connexion ou une activité sur le réseau informatique de l’entreprise présente un risque et qu’il faut la surveiller voire intervenir pour l’arrêter rapidement. Sur le long terme, cela tend plus vers la disparition des mots de passe, mais cela n’est pas pour tout de suite, au profit de techniques automatisées bien plus sûres et qui sont efficaces face aux actions malveillantes des cybercriminels. Vous verrez de plus en plus, en terme de sécurité, apparaître les systèmes de double authentification, la gestion des privilèges secrets, la surveillance des comptes (à laposte par exemple) et données sensibles ou encore l’utilisation de la machine learning. Comme les menaces ne cessent d’évoluer, la cybersécurité doit en faire autant en prévenant, contenant et vainquant toute tentative malveillante.

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