Une alternative locale en vue par la France pour se débarrasser de Palantir

Paraît-il que les intuitions de Guillaume Poupard, le patron de l’ANSSI (Autorité Nationale en matière de Sécurité et de défense des Systèmes d’Informations) et de Laurent Nunez, le directeur de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) étaient justifiées concernant les éventuels risques que peut causer la collaboration avec Palantir.

Pourquoi Palantir ?

Si l’on en revient aux sources, on sait que la DGSI a investi 10 millions d’euros pour l’utilisation de l’algorithme avancé par Palantir, cette importante start-up qui a le pouvoir de veiller sur des milliards de données dans le but de lutter contre le terrorisme. Cependant, une question mérite sincèrement d’être posée concernant cette décision de collaboration. Si la DGSI a misé autant sur ce logiciel américain alors pourquoi avoir ressenti ces doutes ?

Pour répondre à cette question, il faut savoir que la France n’avait aucune solution à l’époque. C’était en 2016, l’année qui a symbolisé le début du contrat entre la DGSI et Palantir, la France n’avait trouvé aucune alternative que ce soit française ou européenne. Par ailleurs, Palantir s’est montré indubitablement opérationnel et expert dans son domaine.

Au niveau technique, il s’agit de la meilleure solution, mais côté stratégique, c’est de loin le cas selon Nicolas Arpagiat, expert en cyberdéfense. L’arrivée des éventuelles contraintes était déjà anticipée, et cela même par le DG de la DGSI, mais visiblement Laurent Nunez n’avait pas le choix.

Un bon pressentiment qui a mené à une prise de décision

Guillaume Poupard a toujours préservé son pressentiment et il a tout fait pour prouver l’exactitude de ses intuitions. Quelques semaines plus tôt, ce patron de l’ANSSI a démontré à la défense nationale et aux forces armées que le choix de Palantir n’est incontestablement pas la meilleure idée. Il pense ainsi qu’il est évident de déconnecter les logiciels Palantir afin de lancer les recherches dans les données. L’éditeur de données ne doit en aucun cas accéder aux informations traitées par le logiciel.

Le DG de la DGSI Laurent Nunez a peu après renforcé l’explication de Guillaume Poupard en révélant aux journalistes américains qu’il y a une forte possibilité pour que les renseignements américains puissent avoir accès à des informations qui sont personnelles à la France. Par ailleurs, la loi américaine Coud Act, mise en place récemment peut vraiment avoir des répercussions sur les renseignements français, puisque les services de renseignements américains détiennent un pouvoir important concernant la surveillance web.

Le groupe américain vient de faire appel à Fabrice Brélger, l’ex-numéro deux d’Airbus pour diriger la filiale française. En plus d’avoir constaté les risques d’accès aux informations sensibles à la France, l’intégration de Fabrice Brégier suscitait vraiment l’objet de doutes et de revendications.

La souveraineté dans le renseignement français est fortement réclamée et depuis ce temps, Laurent Nunez et Guillaume Poupard ont réagi en optant pour la recherche d’alternative locale.

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