Les pires virus informatiques jamais connus

Depuis son invention, l’ordinateur a révolutionné la vie des hommes. Avec l’arrivée d’Internet, tout devient plus accessible, tout, même la voie menant aux dangers. Pour un simple piratage ou un vol de données personnelles, les virus ne cessent d’évoluer. Faisons un petit focus sur ceux qui ont réellement mis à mal l’univers cybernétique.

Top 10 des virus informatiques les plus dangereux

  • Quoi de plus naturel que de citer en premier l’ancêtre du virus ou « Creeper » créé en 1971 ? Avec sa fameuse phrase d’accroche « I’m Creeper, catch me if you can! » qui apparaissait sur l’écran des ordinateurs infectés, ce virus se contentait de lancer l’impression d’un fichier. Naît alors en 1973 Reaper, le tout premier antivirus.
  • Le premier vrai virus qui créa une psychose autour de lui était « Michelangelo », vers la fin de l’année 1991. Ayant frappé près de 20 000 utilisateurs, Michel-Ange se propageait par disquette et prévoyait la destruction des données des machines infectées le 6 mars de l’année (anniversaire du peintre). Ce phénomène devient alors une mode pour les cybercriminels qui créent Jérusalem (qui se déclenchait le vendredi 13) ou Tchernobyl (le 26 avril).
  • Tappan Morris créa en 1998 un logiciel qui était censé évaluer le nombre de machines reliées à Internet. Malheureusement, celui-ci entraîna le ralentissement des machines jusqu’à les rendre inutilisables : est né le Ver Morris qui a mis hors service plus de 6 000 ordinateurs. Son créateur a été condamné à 400 heures de travaux généraux et à une amende de 10 000 dollars, c’était la toute première condamnation pour un hacker.
  • En 1999, Melissa, le premier virus diffusé par spam, propageait via Outlook un document contenant des mots de passe donnant accès à des sites pornos. Dès l’ouverture du spam, le virus partageait le courriel infecté à tous les contacts du carnet d’adresses. Ce qui créa une saturation du trafic internet et même le blocage de la messagerie du gouvernement américain.
  • « I love You » a aussi été l’un des virus les plus dangereux de l’histoire de l’informatique, il a atteint et détruit plus de 3 millions de machines. Le courriel contenant le virus, une fois ouvert, remplaçait tous les fichiers par des copies vides. Les dégâts ont été estimés à 10 milliards de dollars.
  • En 2003, Slammer (ou Saphir) mit Seattle dans l’impossibilité de prendre les appels d’urgence et les distributeurs d’argent de la Bank Of America hors service. Il annula également plusieurs vols. Se propageant via les serveurs Microsoft, ce virus très basique a mis en exergue la fragilité des protections d’entreprise.
  • La même année, Storm worm, un cheval de Troie, transformait les PC infectés en zombies. C’est l’avènement d’un des plus grands et tout premiers botnets. 4 ans plus tard, 200 millions de courriels contenaient toujours le virus.
  • Du même type qu’un cheval de Troie, Zeus était capable d’espionner ce qu’écrivait ou regardait l’utilisateur infecté. Ce virus permettait aux cybercriminels de voler les données personnelles et l’identité des utilisateurs. Le vol a été estimé jusque-là à 70 millions de dollars.
  • Stunex, né en 2010, est le premier virus de « cyberguerre ». Diffusé via une clé USB corrompue, ce virus s’est attaqué à la vitesse de rotation des centrifugeuses de la plateforme de Siemens, entraînant leur détérioration et leur explosion.
  • Petaya, découvert cette année même, a déjà coûté plus d’un milliard d’euros aux entreprises touchées (à l’exemple de FedEx, Mondelez, BNP, Saint-Gobain et même Tchernobyl). Ce rançongiciel a paralysé plus de 2 000 entreprises.

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