Microsoft lance le premier produit d’un mariage avec… Linux : l’Azure Sphere !

Qualifiés par leurs dirigeants depuis longtemps comme de pires adversaires, Microsoft et Linux se lancent dans une coopération très lucrative qui vise à proposer un système d’exploitation plus sécurisé de l’Internet des objets : l’Azure Sphere !

Des pires rivaux… ensemble maintenant !

Linus Torvalds a dit un jour : “Si Microsoft fait des applications pour Linux, cela signifie que j’ai gagné.” Et en effet, il a gagné ! Au grand étonnement des utilisateurs surtout quand on se souvient que Steve Balmer allait jusqu’à dire en 2001 que Linux était un « cancer » ! Créer sous Linux, Microsoft Azure Sphere est un produit conçu pour sécuriser l’IoT. Il combine des innovations de sécurité lancées sous Windows, un moniteur de sécurité et un noyau Linux personnalisé pour créer un environnement logiciel hautement sécurisé. Ces deux géants se sont convenus sur le fait que les enjeux du business de l’IoT sont désormais indéniables. Cependant, leur présence dans notre quotidien en fait également de puissantes armes technologiques qui placent la question de la sécurité au cœur des préoccupations.

Présentation de l’Azure Sphere

Le but de ce projet est simple : proposer une solution complète et sécurisée pour les objets connectés, trop souvent oubliés d’un point de vue sécurité. Pour cela, Microsoft s’appuie sur de nouveaux microcontrôleurs certifiés Azure Sphere  et un système d’exploitation basé sur Linux. Microsoft a également adopté Linux sur son cloud Azure. À la fin de 2017, plus de 40 % de toutes les machines virtuelles sur Azure étaient sous Linux. Aujourd’hui, Microsoft prend en charge plus d’une demi-douzaine de distributions Linux sur Azure. Cela inclut CentOS, CoreOS, Debian, Oracle Linux, Red Hat Enterprise Linux (RHEL), SUSE Linux Enterprise Server (SLES), openSUSE et Ubuntu.

La technologie des IoT !

  • Les IoT : c’est quoi ?

L’Internet of things repose sur les objets connectés. Un « objet connecté » possède généralement une sensibilité à son environnement par le biais de capteurs : température, position, pulsations cardiaques… Cet objet est relié à un mode de visualisation des informations, embarqué (directement sur l’objet, donc) ou distant (par l’intermédiaire d’un tableau de bord affiché sur l’écran d’un ordinateur ou d’une tablette). À partir de tous ces objets connectés, l’Internet of things permet de construire des « maillages d’objets » même à distance, élaborant ainsi des systèmes de plus en plus intelligents.

  • leur sécurité souvent minimisée

Les IoT se trouvent également dans la ligne de mire des hackers. La hausse des attaques informatiques ces dernières années met en lumière les failles de sécurité des objets connectés grand public. Parfois moins sécurisés que les ordinateurs, ils apparaissent comme des cibles privilégiées. Ainsi, via des logiciels malveillants tel que Mirai, les pirates peuvent contrôler des objets de domotique comme les caméras de surveillance, les réfrigérateurs connectés ou encore les imprimantes… Il est clair que les consommateurs sont désormais de plus en plus exigeants quant à la protection de leur vie privée, à tel point que 47 % des personnes interrogées sur ce sujet sont prêtes à payer plus pour une application qui ne partagerait pas leurs données !

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