Un virus d’espionnage militaire a été détecté dans les ordinateurs du gouvernement russe

Le service fédéral de la sécurité (FSB) a détecté la présence d’un virus intelligent dans les ordinateurs du gouvernement russe. Les accusations américaines qui pèsent sur la Russie en matière de cybercriminalité seraient-elles remises en  cause ?

Un virus d’espionnage militaire a été détecté dans les ordinateurs du gouvernement russe

 

Qui est réellement la victime de la cyberattaque ?

Les Etats-Unis annoncent toujours leurs volontés de combattre la cybercriminalité. Même si cette affirmation insinue que le pays en est toujours victime, cela ne l’exclut pas pour autant de la liste des instigateurs de cyberattaques. Au contraire, selon intelnews, dans cette guerre, les USA ont toujours été dans une posture offensive. La Russie et la Chine devraient donc renforcer leurs mécanismes de défense en matière de cybercriminalité.

La Russie est officiellement victime d’un virus informatique pointu

 

Le FSB a annoncé récemment la découverte d’un virus informatique ultra sophistiqué. Malheureusement, cette détection intervient après que le programme ait déjà infiltré une vingtaine d’organisations gouvernementales du pays. Parmi les grandes victimes, figurent les laboratoires militaires, les entités gouvernementales et les principaux fournisseurs de la Défense. A  voir le comportement du malware, on peut tirer la conclusion que son inventeur a méticuleusement choisi ses cibles.

D’où venait le virus ?

 

Selon le digne héritier du KGB, le virus est accompagné d’une pièce jointe d’un courrier électronique. C’est ainsi qu’il arrive à intercepter le flux d‘informations de tout un réseau des entités publiques. Jusqu’à l’heure actuelle, aucune institution n’a réussi à nommer le programme malveillant. Les experts en sécurité informatique continuent de diagnostiquer le virus pour faire la lumière sur son auteur exact.

Le virus qui permet de tout savoir

D’après le Federal Security Service, le programme malveillant peut prendre le contrôle du système qu’il infecte. Effectivement, le virus éteint et allume les micros, dirige les caméras du réseau et fait des captures d’écran. Le virus peut aussi se déployer en mode furtif. C’est-à-dire, il enregistre les saisies des touches du clavier d’ordinateur. Avec ces fonctions, quiconque au contrôle du virus aura des informations précises sur les activités réalisées par chacune de ces entités.

Même si le FSB détient quelques informations sur le pays d’origine du malware, il refuse de le révéler au grand jour. Apparemment, l’organisation a un doute sur ce sujet, étant donné que le codage du virus est très complexe. Cependant, il suppose que l’attaque a été coordonnée par un expert. Dans sa dernière note, le FSB précise que certains aspects du code correspondent à un virus utilisé pour attaquer des serveurs locaux et ailleurs.

Les avis des Etats-Unis

Cet acte a eu lieu 2 semaines après l’interpellation des deux pirates russes suspectés d’avoir dérobé des informations dans la DNC ou Convention Nationale Démocrate. Hilary Clinton accuse même le gouvernement de la Russie d’avoir soutenu cette attaque en vue de déstabiliser sa propre campagne électorale. S’agirait-il alors d’un acte intergouvernemental ?… Nul ne le sait, car avec la guerre froide informatique que la Chine, les Etats-Unis et la Russie mènent de concert, on peut s’attendre à tout. A défaut d’une information exacte, la population se nourrit des données toutes faites que les hauts responsables lui offrent.

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