Les dilemmes du BYOD et du BYOA

Les innovations technologiques des dix dernières années ont introduit des appareils plus simples et accessibles emportant ainsi l’adhésion d’une nouvelle vague d’employés férus des technologies. La maîtrise des équipements informatiques n’est plus l’apanage des départements IT, ce qui a bouleversé la manière dont nous communiquons. Dans nos sociétés actuelles, être mobile rehausse l’image des entreprises auprès du public et représente aussi une réelle opportunité pour le réseau. Vers 2018, deux tiers des travailleurs professionnels mobiles travailleront probablement en recourant à leur propre appareil, et les entreprises encourageraient davantage le « BringYourOwnDevice » (BYOD).

Adopter une seule politique de mot de passe

Au même titre que l’antivirus, des mots de passe fiables devraient être un composant incontournable de toute politique de sécurité. Les informations gardées sur les appareils mobiles doivent aussi être cryptées, tout comme celles communiquées sur le réseau sans fil ou mobile. En cas de disparition d’un appareil et, si le mot de passe est déchiffré, le cryptage sera une protection salvatrice.

Garder en tête les exigences de conformité

Les appareils connectés utilisés par les collaborateurs peuvent renfermer des données délicates (mails, documents et noms des clients, et les informations d’accès dans le cloud). Il est primordial de bien comprendre l’importance de la sécurité des données au sein de l’entreprise, notamment dans des milieux réglementés où il peut y avoir des exigences de conformité.

Éviter les applications peu sûres

Le nouvel acronyme BYOA (Bring Your Own Application– apportez votre propre application) vient de faire son apparition dernièrement. Ceux qui s’autoéquipent dans leur travail veulent mettre dans leurs appareils les applications de leur choix. Ce qui pourrait compromettre la politique BYOD en cas de mauvaise gestion de ces applications. Rien ne garantit la présence sur une application de contenus inappropriés ou les logiciels malveillants. L’entreprise doit donc toujours être sur leur garde à propos des téléchargements sur un appareil contenant des informations cruciales.

Une perspective pour les années à venir

Des entreprises font désormais le choix du COPE (Corporately-owned,personally-enabled), à propos des appareils de leurs employés. Cela veut dire qu’elles ont davantage un droit de regard sur les équipements de ces derniers. Le cabinet d’analystes IDC affirme que la vente de tablettes en Europe sera de 11 millions en 2019. Mais jusqu’à cette période, qu’est-ce qui garantit qu’elles ne seront pas supplantées par les appareils dans la catégorie des Apple Watch, c’est-à-dire connectés depuis le poignet ?

Être directif dans l’intérêt de l’entreprise

Les employés ont tendance à choisir, pour les appareils qu’ils utilisent, ceux qui sont la tendance du moment. Ce qui pourrait ne pas correspondre à des modèles qui produiraient les capacités que recherche l’entreprise. De ce fait, il est nécessaire que l’employeur s’impose pour trancher quel type d’appareil et/ou quelle marque ses travailleurs doivent utiliser.

Prendre en compte l’ensemble du coût engendré

À charge de l’employeur de vérifier que les appareils choisis par l’employé cadrent dans le budget prévu pour son fonctionnement. Il se peut qu’un appareil génère des frais supplémentaires une fois activé, notamment en matière d’itinérance internationale. Il est aussi nécessaire d’évaluer les besoins en mobilité de chaque employé avant que les appareils ne soient pris en compte dans la politique BYOD de la société.

 

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